Vendredi 16 mars 2012
Oeuvre d’une légèreté grisante, La Veuve joyeuse fait le portrait d’une Europe insouciante où les questions politiques sont subsidiaires aux affaires de coeur. Thomas Mann disait qu’elle répandait la joie de vivre « si toutefois ce mot désigne le sentiment de délicieuse douleur où se mêlent l’envie, la nostalgie, l’espoir et le désir d’aimer et dont la flamme jaillit dans l’âme humaine à la vue de la beauté et de la perfection dans le bonheur ». De même que l’Allemand Offenbach, Lehár le Hongrois célèbre avec ivresse la vie parisienne, les grisettes et les dîners chez Maxim’s. Mais il amène avec lui la musique de cette Marsovie imaginaire – patrie de la belle Hanna Glawari –, des valses, des polkas et des mazurkas dont l’exquis parfum mitteleuropa tourne la tête. Parti de Vienne, le succès fut mondial, jusqu’à Hollywood même, où Erich von Stroheim et Ernst Lubitsch la portèrent à l’écran. Aujourd’hui encore, le charme de Lehár opère toujours, sa joie de vivre comme sa mélancolie à la fois soignée et entretenue par le champagne. Amants capricieux mais ardents, Susan Graham et Bo Skovhus incarnent ce couple irrésistible, promesse de certaine heure exquise.
| Asher Fisch | Direction musicale |
| Jorge Lavelli | Mise en Scène |
| Laurence Fanon | Chorégraphie |
| Antonio Largato | Décors |
| Francesco Zito | Costumes |
| Dominique Bruguière |
Lumières |
| Patrick Marie Aubert |
Chef du Choeur |